mardi 8 mai 2018

Ironclad / Chotetsu Brikin'ger

Mini test de Ironclad / Chotetsu Brikinger (Neo Geo)

dans le cadre de la série Des Shmups plein les dents introduite ici
ou "mon assaut héroïque du leaderboard de Shmup.com"
-consultez mon profil ici-


Il y en a encore, des fois comme ça, où on découvre véritablement un jeu, des années après. Pas juste des années après sa sortie, mais des années après l'avoir testé sur émulateur en se curant le nez. Et puis soudain ça fait pshaf, et on se rend compte qu'il est trop cool.
Ironclad est en train de me faire ça. 
Le jeu, signé Saurus, a été réalisé par quasiment la même équipe qui a fait l'excellent (et mieux connu) Shock Troopers premier du nom. De la même façon que celui-ci multiplie les détails évoquant les grands noms du run'n'gun, Ironclad est un condensé de références aux classiques du shoot. On sent flotter un parfum d'Irem, de Capcom, de Namco, de Taito, de Toaplan dans une multitude de détails de la présentation comme du gameplay - mais avec malgré tout cette touche d'originalité, de spectacle, et de rock'n'roll avec laquelle l'équipe a su se caractériser. Après avoir adoré Shock Troopers, j'ai très vite eu l'impression de retrouver la patte de ceux qui m'avaient régalé.
Au-delà de ça, auquel tout le monde ne sera pas forcément sensible, Ironclad en montre pas mal sous le capot en termes de richesse de jeu. 
Le système de module/option/unit est super bien pensé. Détaché du vaisseau, ce dernier utilise son armement principal pendant que le module (un robot, dont il existe 3 sortes) utilise un tir secondaire depuis sa position.  Attaché, le robot protège la proue du vaisseau qui enclenche alors un armement auxiliaire (moins puissant que le tir de base, mais offrant des propriété particulières) parmi 3 différents. Le module peut également être utilisé pour éperonner les ennemis, ou leur être projeté à travers la tronche de différentes manières (chacun des 3 robots ayant une attaque différente). 
Avec ça il y avait déjà quoi faire... Mais en plus, les mecs de Saurus ont prévu des embranchements à la Darius (faisant durer le jeu entre 4 et 6 niveaux - qui la plupart du temps diffèrent vraiment d'un parcours à l'autre!), et un système de scoring récompensant l'usage périlleux du robot pour dégommer les ennemis...



Scorabilité: Excellent
Sorti à l'origine uniquement sur Neo Geo CD, le jeu était pourtant bel et bien prévu pour l'arcade - pas de faille en vue pour le scoring. Au contraire, on dirait bien que dans cette optique là, le jeu a beaucoup à offrir avec son système de médailles et ses multiples parcours différents.

Pour l'instant, c'est pas la gloire... Mais je suis motivé!


Verdict général: Excellent
J'ai peur de m'emballer et de finir par être déçu... Mais après plusieurs heures de jeu, j'ai plutôt tendance à l'apprécier de plus en plus. On peut être réfractaire aux graphismes, mais les musiques sont top, la précision de l'ensemble est au poil et pour qui a envie de s'y investir le jeu offre du répondant en termes de difficulté et de durée de vie. J'en reviendrai peut-être plus tard, mais pour l'instant, c'est un coup de coeur!



Assaut Shmuppesque - premier bilan

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J’ai atteint mon objectif : être suffisamment haut dans le classement des high scores pour apparaître au premier écran (sans défilement) – en tout cas sur mon PC. Ca correspond, à la louche, à être dans le Top 40, soit 10 médailles d’or (10 highest scores), qui sont par défaut le premier critère de classement.

Sisi, c'est moi, là tout en bas.


10, c’est pratique d’un point de vue statistique, et ça permet de donner une idée du fonctionnement et de l’accessibilité du classement.

Regadrons-y un peu... Sur ces 10 médailles d’or :
- 4 sont des scores « suffisants » (ie, pas fantastiques, mais qui permettent de passer devant la concurrence) : Fire Shark MD en Easy, Daisenpu MD en Easy et en Hard, Ironclad Brikinger en MVS.
- 3 sont des « entrées » (ie, l’unique score saisi pour le titre/mode de jeu sélectionné) : Arrow Flash MD en Easy, Tatsujin MD en Easy, Phelios MD en Novice.
- 2 sont des scores « taquets » (qui atteignent l’arrêt du compteur) du fait de la connerie du jeu : Verytex MD et Raiden SFC
- 1 est un truc de merde : de l’exploitation de leeching à deux francs sur Heavy Unit MD.

Si on fait un peu d’autocritique :
- aucune n’est une grosse réussite
- 7 sont des scores corrects (sur Arrow Flash, Daisenpu (x2), Fireshark, Verytex, Raiden et Ironclad)
- 3 ne valent rien ou pas grand-chose (Tatsujin, Phelios, Heavy Unit)

Bref, en termes de performances, c’est tout sauf glorieux, et pourtant je suis parvenu à atteindre le top 40. Si on compare avec le palmarès des vrais gros bills au milieu desquels j'évolue, ça fait même pitié. Faut-il en conclure que ce classement de Shmup.com est foireux ?
A strictement parler, oui, forcément, puisque que, que l’on soit le premier d’une centaine de gaillards se tirant la bourre sur DoDonpachi ou le seul connaud à avoir posté un score sur un shoot Game Gear on obtient une médaille d’or qui pèse pareil.
Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut le prendre. C’est au contraire une vraie bénédiction pour les amateurs de shoots 8-16 bit – pour la majorité des jeux de cette période, c’est encore le Far West ! Qu’on soit bon ou pas, l’accessibilité du ranking est encourageante ; chacun a sa chance de se faire sa petite place au soleil, ne serait-ce qu’en enrichissant le site d’un score sur un jeu qui n’est pas encore répertorié.
En tout cas, moi, ça a suffi à me faire ressortir et jouer certains titres d’une façon dont je ne les avais pas encore forcément abordés. A vrai dire, le meilleur moment que j’ai passé pour l'instant, ça a été pour craquer le compteur de cette daube de Raiden SFC; preuve que l'approche promue par ce site permet de révéler du bon, y compris dans des titres assez faibles – et ce, même si leur système de scoring est foireux !

Conclusion: merci aux mecs de Shmup.com; et si vous qui lisez ceci n'en êtes pas encore, franchement, inscrivez-vous, et venez doser du shoot !
Pour ma part, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé, donc je vais faire une pause dans l'escalade de classement pour l'escalade de classement, parce que j'aimerais bien m'attarder un peu sur Ironclad / Chotetsu Brikinger. Puis je vais essayer si possible de consolider ma place (parce qu'une médaille vite acquise est tout aussi vite perdue, j’en ai déjà fait l’expérience), avant de me lancer dans un challenge d'un autre ordre: me mesurer à un classement où il y a du monde.
The shmup must go on, et il y a de quoi faire.

Phelios

Mini test de Phelios (Megadrive)

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Phélios, un vieux de la vieille signé Namco, et adapté sur Megadrive en 1990. Le jeu ne m’avait jamais vraiment attiré, mais je me suis un peu obligé à le découvrir et je ne le regrette pas. Il a l'air vieillot, mais il est bien conçu, a du charme, et n'est pas désagréablement réalisé du tout. Je m’y serais bien mis un peu plus sérieusement, mais malheureusement…



Scorabilité: faible
... malheureusement, Phélios démontre qu’être issu de l’arcade n’est pas toujours une garantie. Et c’est vraiment dommage, parce qu’il avait toute l’apparence d’être fait pour le scoring, avec son petit bonus au dégommage d’une série complète d’ennemis... Seulement, comme beaucoup, il tombe dans le chausse-trappe du leeching (ici, des épisodes/boss où on peut dézinguer à l'infini des ennemis qui repoussent indéfiniment). Pas aussi dramatiquement que d’autres, mais suffisamment pour que l’objectif du jeu s’arrête à le finir en un crédit.
Bref, dans l’immédiat, j’ai juste posté un pov’score du 1 créditage du mode novice (qui se fait assez facilement au bout de quelques tentatives).




Verdict général: Bon
Dommage, donc, car c’est un très bon jeu et une excellent surprise pour un titre aussi ancien et bon marché au sein des shoots Megadrive. Je n’ai pas approfondi, mais j’y reviendrai avec plaisir.