mercredi 16 août 2017

Boîtier VHS déguisé en Shockbox Atomiswave

Le dernier billet m'avait laissé assez dépité avec un bout de plastique à foutre à la benne.

Mais je n'avais pas dit mon dernier mot, et mon google-fu ne tarda pas à mettre en rapport VHS et boîtier Atomiswave, me faisant atterrir sur ce topic de forum.

La solution est un peu crevarde, mais foutre le prix d'un jeu dans des boîtes sans valeur autre que celle de leur plastique, ça me gonflait un peu.

J'ai donc décidé de commander des boîtiers VHS pour des clopinettes et de sortir la clé de 22.



Vérification faite que l'épaisseur était pile ce qu'il fallait, j'ai commencé à bricoler de l'insert.
Etant donné les marges d'impression contraignantes de mon imprimante, et le fait que l'insert devait faire pile la taille d'un A4 complet ça méritait un petit peu de réflexion - les inserts tous faits disponibles sur le net ne feraient malheureusement pas l'affaire.
J'ai donc travaillé sur du fond blanc, comme ça en plus je restais dans le low cost.

J'ai utilisé des illustrations assez célèbres du manga. 

Passés une paire d'ajustements, j'ai pu passer à la suite, à savoir le bricolage d'une cale avec ce qui traînait dans le débarras: colle blanche, polystyrène, ruban de masquage et balsa.

Non, c'est certes pas bien beau.


Et hop, une boîte!

Ayant le modèle de fait, sortir d'autres boîtes n'a pas pris trop de temps.
Plus qu'à recevoir les cartouches qui vont avec!

Pour décorer l'intérieur du placard, ça fera le job!

mercredi 9 août 2017

Boîtier universel pour jeux Megadrive, Super Nintendo, N64 etc

J'ai testé un peu malgré moi ce boîtier, qu'on trouve en vente sur ebay pour pas très cher.


Il fait quasiment la taille d'un boîtier Megadrive, et son concept est a priori assez ingénieux, puisque les multiples agencements des attaches à l'intérieur donnent autant de possibilités de caler des cartouches de différents formats.
J'en ai acheté un pour tester sur une cartouche Atomiswave - on m'avait dit qu'un boîtier pour cartouches EA faisait l'affaire; du coup peut-être que celui-ci, supposé pouvoir les loger, fonctionnerait aussi.

Arrivé là, il manque de profondeur, comme je le craignais; dans ce cas j'avais prévu de le réutiliser pour accueillir mon Double Dragon orphelin de boîte, mais qui avait déjà sa petite jaquette imprimée.


Ca marche à peu près.
En fait, ça retient mieux la cartouche Accolade que les cartouches MD et SFC que j'y ai insérées - pour celles-ci, j'ai été assez dépité de voir qu'on se faisait chier pour les placer et que ça ne les retenait pas franchement. Les cartouches MD JAP c'est même pas la peine d'essayer.

Bon, soit, mais mon Double Dragon?



Eh ben première déconvenue: merde, y'a pas d'encoche pour accueillir la notice.
Re-merde, la boîte est très légèrement plus grande que la boîte MD! Du coup mon insert est trop petit (j'ai vérifié avec d'autres inserts officiels).
Ratamerde, la différence de taille fait également que la boîte passe pas dans l'étagère!

Conclusion:
- accueillir de l'atomiswave: raté
- accueillir du jeu avec notice: raté
- remplacer un boîtier megadrive/recevoir un insert MD officiel: raté
- caler du jeu 16bit: ben à mon sens, raté aussi

Le truc se vend, donc il y doit bien y avoir un usage; en tout cas pour moi il n'a correspondu à aucun des besoins précités --> direction le recyclage.

jeudi 20 juillet 2017

Ninja Ryukenden / Ninja Gaiden

Ninja Ryukenden / Ninja Gaiden (Hudson Soft)
Test rapide de Ninja Gaiden sur: PC Engine (1992, Hudson Soft)
Sortie originale: Famicom (1988, Tecmo)
___________________________________________________________________________


Hommage du ninja à gros boule à Haroun Tazieff.

J'ai rejoué au Ninja Gaiden de la PC Engine le mois dernier, et même si je l'ai maintenant revendu je me suis dit qu'il méritait d'en dire quelque chose. Parce que c'est un bon jeu, bien sûr, et il est même assez largement considéré comme culte... Mais de par son passage sur une autre console : la NES/Famicom. 


Le jeu est aussi célèbre pour ses cinématiques.

Et précisément, c'est ce trait là que je retiendrai de mon expérience sur ce titre ; il fait partie de ces jeux qui illustrent l'une des facettes de la PC Engine, à savoir sa conception en tant que « Famicom mieux que la Famicom ». Ca avait amené des éditeurs à porter leurs plus grands succès Famicom sur la console de NEC - la plupart du temps il s'agissait d'adaptations plus ou moins tardives de jeux d'arcade (je pense à Konami). Là où le cas de Ninja Gaiden est intéressant, c'est que le jeu qu'Hudson a choisi d'adapter n'est pas le beat them up d'arcade original, mais l'interprétation en jeu de plate-formes que Tecmo avait sortie sur la console de Nintendo.

Rendez-vous compte: on s'accroche aux parois!

On peut donc s'en réjouir (ou pas), mais ce Ninja Gaiden est un portage de 1992 du jeu culte de 1988 (qui lui même était à la base un genre de Castlevania avec un ninja qui court vite). Autant dire que malgré quelques différences, il n'en reste pas moins un jeu Famicom jusqu'au bout des ongles.

Si vous avez déjà vécu cette scène les yeux agressés par le violet, vous la trouvez super belle cette version PCE.

Et c'est à mon avis ce qui vous le fera apprécier ou pas. Si c'est la PC Engine et/ou la 8bit de la 3e génération que vous collectionnez, Ninja Gaiden est incontournable de classicisme. Par contre si vous êtes plutôt génération 16bit, il n'est pas dit que vous ne ressentirez pas un genre d'amertume comparable à celle que certains ont dû avoir lorsque le jeu est sorti en 1992, alors que les copains jouaient déjà depuis belle lurette à Shadow Dancer et Super Shinobi.
Dans sa conception, Ninja Gaiden accuse définitivement son âge et son hérédité directe : les actions sont limitées, les contrôles manquent de souplesse (à titre d'exemple exemple, il faut enfoncer « bas » pour se baisser, une diagonale ne fera pas l'affaire), les ennemis sont générés en continu/avalés par le scrolling, et le gros de la progression repose sur l'essai/décès (on crève tout plein, mais on a les continues infinis). Le jeu est d'ailleurs célèbre pour abuser du recul de collision qui vous fait plonger dans le ravin; les oiseaux kamikazes vous feront tant de fois tomber des plates-formes que le « bzz » du téléscopage fatal finira par vous sortir par les trous de nez. Bref, à l'époque déjà, il faisait partie de ces sorties rétro avant l'heure qui pouvaient valoir à leurs éditeurs autant de louanges que de tomates pourries.

Au niveau 3 arrivent les cuis. Et vos premiers vrais couinements.

Ca n'en fait pas aujourd'hui plus qu'hier un mauvais jeu ; au contraire, malgré certaines limites, voire défauts techniques (le foirage du scrolling différentiel est hallucinant!), ce gameplay un peu rustique à la limite de la frustration enrageante n'est pas sans charme. 
Si vous êtes habitué au métalangage du test rétro, vous saurez cependant que dès que l'appréciation d'un jeu tient plus ou moins de son charme, c'est qu'il ne faut pas foncer tête baissée. Ici je dirais surtout qu'il faut être au clair sur le créneau rétro qui vous plait: ici, on est bien sur du jeu 8bit domestique.
Ceci étant dit, personnellement j'ai fini par laisser tomber quand j'ai constaté que cette version PCE infligeait la même vacherie de dernier niveau que son aînée de la Famicom : le renvoi au début de l'éreintant niveau 6 en cas d'échec face au dernier boss. J'avoue que maintenant que je suis un adulte à la ludothèque déraisonnablement fournie, le temps que me prendrait le passage des 3 derniers écrans de jeu, je préfère le consacrer à jouer à autre chose.


Dans la catégorie Ninja, je pense qu'on revient plus volontiers sur Ninja Spirits.