vendredi 15 décembre 2017

Les Bits en Bronze Awards 2017

Ca y est, elle est cuite ou presque!

L'un dans l'autre, j'aurai assez peu joué cette année - en tout cas pas autant que j'aurais aimé. Oh, j'ai quand même pu me faire quelques super (et moins super) jeux, mais on a connu année plus faste.
En terme de qualité par contre, il y a eu de grand moments de geekerie ébranlée - comme la réception de l'Atomiswave avec Hokuto No Ken.
Moins de Neo Geo, quasi pas de PC Engine, c'est le retour de la Megadrive cette année, en particulier en ces derniers mois où je m'enfile les shoots comme un mort de faim. On va voir combien de temps ça dure avant d'en arriver à l'écoeurement.


Bit en Bronze, Catégorie Versus

Un achat pas franchement prévu, un a priori un peu craintif, et au final une excellente surprise.
World Heroes Perfect - un trésor insoupçonné de Versus old school.
D'excellents moments aussi sur Double Dragon VI, mais c'est le dernier des World Heroes qui remporte la palme.



Bit en Bronze, Catégorie Beat Them Up


Ce n'est pas le genre que j'aurai le plus pratiqué cette année, donc on ne peut pas dire que la concurrence était rude. Mais Ninja Warriors Again sent tellement bon tout ce qu'on aime bien qu'il ne démérite pas pour autant. De très bons moments passés à péter des reins avec le gros ninja en fer.



Bit en Bronze, Catégorie Shoot
Golden Bit en Bronze 2017

Je me suis régalé sur Shock Troopers, j'ai fait une belle découverte aussi avec Bio Hazard Battle, et les ziques d'Elemental Masters m'ont flatté l'oreille... Mais mon vrai gros coup de coeur de cette année c'est Hellfire.
Bien déçu d'en avoir fait le tour (car malheureusement, le mode Hard n'a pas l'air d'apporter grand chose à l'expérience), mais pour le temps qu'il aura duré ça aura été un challenge mémorable - et les ziques sont exceptionnelles!



Des surprises et des redécouvertes, j'en espère au moins autant en 2018 - allez, va pour ça!

dimanche 3 décembre 2017

Arcade, Sword & Sorcery - épisode 10.5

Gauntlet MD, 5e partie.



Ce cinquième épisode nous plonge en plein drame vidéo-ludique. Pour bien appréhender l'état de choc psychologique de notre personnage en pixels, il faut se représenter cette earth tower.
Elle est verte et marron.
Verte, marron, et pleine de monstres à la con.
Verte, marron, pleine de monstres à la con identiques aux précédents, et de toujours autant de dalles de merde à enfoncer.
Aussi, après avoir souffert moults morts et recommençages depuis le début, lorsque le barbare en slip constate qu'il doit se refader un putain de dragon sur des Slow Tiles, il est saisi par un mouvement d'humeur.



Il soupire en gonflant les joues et en faisant prout: il a eu son compte pour aujourd'hui, il éteint la console et - NAAAAAAAAAANNNN!!!!!

Sitôt l'interrupteur poussé, ses mains se saisissent de son crâne. Ses doigts se crispent sur sa longue chevelure brune. Sa bouche se déchire en un beuglement grotesque lorsqu'il gueule que, putain de merde, il a pas pris le mot de passe.

Osons dire que cette expérience semble avoir eu quelques menues répercussions sur sa santé mentale.
Il se consacre désormais à la poésie et au 421 en compagnie des gnômes vendeurs de breloques.

La putain de sa race
J'ai pas pris l'mot d'passe
C'est vraiment d'la chiasse
Vivre une pareille crasse

jeudi 16 novembre 2017

La série des World Heroes sur Neo Geo

World Heroes (Alpha Denshi/ADK)

Retrospective et tests de:
World Heroes
 World Heroes 2
World Heroes 2 Jet
World Heroes Perfect
sur Neo Geo (Alpha Denshi/ADK, 1992, 1993, 1994, 1995)
Sortie originale: Arcade (1992)
Adaptés sur Megadrive, Super Famicom, PC Engine CD, Saturn, Gameboy
Emulés commercialement sur: Playstation 2+, Wii, Switch
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Ils ont pas fière allure, les plus grands héros de tous les temps?

Souvent mise au rebut des clones de Street Fighter II les moins inspirés, la série des World Heroes doit sûrement être la dynastie de Versus la moins prisée de la Neo Geo. Après 4 épisodes en 4 ans, elle n'a d'ailleurs pas survécu à la bascule de la moitié des années 90, et il n'est pas rare de lire des critiques moqueuses sur elle ou son éditeur, Alpha Denshi. 
Moi, comme beaucoup d'autres malgré tout, j'ai toujours été fan de cette série. Que ce soit au moment de sa sortie ou avec le recul des années, je trouve qu'elle a toute sa place dans l'ecosystème du jeu de baston, même au milieu des poids lourds du genre. Ce n'est pas pour rien que depuis 20 ans, elle est régulièrement rééditée sur les formats modernes - SNK a d'ailleurs ressorti récemment World Heroes Perfect sur Switch.


Pourquoi tant de haine?

Si World Heroes divise tant, c'est à cause de son casting loufoque et de son gameplay grossier - deux éléments centraux qui ont toujours fait le bonheur des uns et la consternation des autres.
A sa sortie en 1992, le premier World Heroes était aux avant-postes de la Street-Fighterxploitation. Et on tend à l'oublier, ça a été un gros carton commercial en occident. En ces années de conquête du marché de l'arcade par le MVS, Alpha Denshi a littéralement proposé aux exploitants un Street Fighter II du pauvre, qu'ils pourraient installer sur la plus miteuse des bornes, fût-elle équipée d'un panel à seulement 2 boutons. Ca faisait partie de la stratégie du système: il fallait un Hang-On sans guidon (Riding Hero), un Operation Wolf sans flingues en plastique (Nam 1975, voire Super Spy) et World Heroes, lui, c'était le Street Fighter II sans le panel à 6 boutons. Le jeu n'avait pas la même profondeur que celui de Capcom, mais, pour un divertissement immédiat et occasionnel dans une salle d'arcade ou un bistrot, il offrait le même genre de plaisir aux joueurs de passage - certains le préféraient même, parce que dans le joyeux bordel de World Heroes, tout le monde avait sa chance, y compris les novices.

Elastico-gadget! Le coup de latte sauté arrière de Brocken, un classique indémodable.

Avec quelques petits cons déjà initiés au genre, on se moquait déjà de son aspect nanar... Mais au final qu'est-ce qu'on y a joué! Non seulement parce qu'il nous permettait de se bastonner avec des copains qui étaient moins adeptes du quart de tour, mais parce que nous aussi, à vrai dire, on était bien contents de la simplicité de ses commandes: sortir les hadokens sur la vieille borne à gros sticks américains c'était pas aussi simple qu'à la maison. Là, on balançait du missile ou du dragon kick dans la gueule avec arrière-avant sans même avoir besoin de charger la première direction. Et puis, le jeu qui nous permettait de lancer des requins fantômes à la tête d'Hulk Hogan au milieu d'un champ de mines, on était prêts à beaucoup lui pardonner.

Erik et Kidd, un festival d'attaques à la con à eux tous seuls.

Ce casting débile, beaucoup ne le regardent qu'avec le repompage de Street Fighter en tête, mais en vérité c'est un concentré de références à la pop/trash culture de l'époque, qui aujourd'hui sent en plus délicieusement bon le vintage. Les mecs d'Alpha Denshi se sont vraiment fait plaisir, en se servant d'un de leurs péchés mignons récurrents (le voyage dans le temps, qu'on trouve aussi dans Time Soldiers et Ninja Commando) pour faire dans la surenchère par rapport à Capcom et offrir une collection de stéréotypes nationaux, de réinterprétations très libres de célébrités historiques, et de références télévisuelles plus ou moins honteuses et délirantes.

"Hé!! En tant que génie scientifique, je vous le dis: il est grand temps de savoir qui c'est qu'est le plusss forre!! Hé!!"

D'une façon ou d'une autre selon les épisodes, le Docteur Brown (je ne l'invente pas) fait mumuse avec sa machine à voyager dans le temps, et... ça occasionne un tournoi des plus forts non seulement du monde, mais de tous les temps! Donc en plus du Hulk Hogan précité (qui était alors une superstar au Japon), on trouve dans les rôles des Street Fighters un cyborg nazi mélange d'un personnage presque homonyme du manga Kinnikuman et de l'Inspecteur Gadget, un Bruce Lee d'Aliexpress, une Jeanne d'Arc matinée de Lady Oscar, un chamane papou, une judoka des JO de Barcelone saupoudrée d'héroïne de manga, un Raspoutine à la pansexualité de plus en plus débridée au fil des épisodes, un Genghis Khan qui a abusé du saucisson, un Jack l'éventreur qui aurait mangé Freddy Krueger et Johnny Rotten, un Capitaine Kidd de vaisseau fantôme, un Erik le rouge à gros bide, un Joe Montana des enfers, et tout un assortiment de ninjas, boxeurs thaï, et généraux chinois semi-légendaires... J'en passe et des plus obscurs. Tous sont en plus de cela représentés par des sprites hauts en couleurs et évoluant dans des décors recelant souvent de nombreux détails rigolos à regarder eux aussi.

Un chat, un oiseau, des moines guillerets - la Thaïlande est un décor culte du World Heroes 2.

Combinez donc ce casting loufoque à une maniabilité parfaite, mais un gameplay plus ou moins approximatif et vous avez World Heroes du premier épisode jusqu'au 2-Jet: un jeu qui copie beaucoup mais innove l'air de rien, ne se prend pas au sérieux et réduit le genre à sa plus simple expression, à savoir deux personnages fantaisistes qui se foutent sur la gueule à coups de pouvoirs magiques délirants.

Du premier au dernier épisode, ce Dragon Kick piqué à Bruce Lee est resté une valeur sûre et facile à exécuter.

A deux joueurs, on en tire tout ce qui fait le sel de ce genre d'affrontements: du suspense, des retournements de situation, des feintes, anticipations et provocations réussies ou non, des défis dans le défi, et les cris qui s'ensuivent immanquablement dans une atmosphère d'autant plus bon enfant que le jeu ne saurait être que "pour de rire". Bref, un an après Street Fighter  II et avant même que la déferlante de ses avatars ne se soit véritablement abattue sur l'arcade et les consoles de salon, Alpha Denshi avait déjà conçu sa parodie "casual", comme on dit aujourd'hui - sûrement pas la came du P20-G4]\/[3R, mais exactement le genre de titres qu'un vieux geek peut avoir plaisir à se refaire de temps en temps, à exhiber à ses amis de passage, ou à infliger à ses chtites nenfants dans l'espoir de leur faire voir à quel point le jeu vidéo, du temps de papa, c'était trop cool.

Ce How to play Pirate Vs Chamane pose comme qui dirait l'ambiance.

Pour qui en revanche ne connaîtrait pas cette série et s'y intéresserait, je propose une petite revue de chacun de ses épisodes.
La subjectivité étant particulièrement importante dans l'appréciation de ces jeux, je vous renvoie pour rappel à la façon dont je "note" les jeux.

World Heroes

World Heroes (le premier, l'original, le vrai), c'est la quintessence des caractéristiques décrites plus haut. On y trouve 8 personnages jouables (sans que 1p et 2p puisse choisir le même) et un boss T1000 capable de tous les caméléoniser.

Les 8 Heroes originaux. La moustache Hoganienne de Muscle Power disparaît du sprite et des portraits des épisodes suivants.

Les personnages sont archi-lents, d'autant que certains sautent comme en apesanteur, mais on s'y amuse d'autant plus qu'il propose un mode de jeu particulièrement idiot et qui a disparu de la moitié des épisodes ultérieurs: le Deathmatch. Sur une musique survoltée, les combattants s'affrontent dans des arènes aux propriétés diverses et décrites dans un anglais des plus approximatifs: des piques garnissent les murs, des flaques d'huiles ou des mines jonchent le sol, le périmètre de l'arène est électrifié... Ou le perdant se fait tondre le crâne!

La "Needle Oil Battle": le sol glisse par endroits et des piques garnissent les murs. Terrible. 

Quiconque a une petite expérience des jeux de ce genre percevra les priorités hasardeuses, les hitboxes peu nettes, l'inutilité de certains coups spéciaux et à l'inverse la suprématie de certains normaux. Ainsi que la bêtise du système de choppe: alternativement au bouton A maintenu au corps à corps, on peut faire une prise avec C - laquelle est gérée avec au moins autant de rigueur que le reste des coups, ce qui donne lieu à de sacrés moments de n'importe quoi. Mais peu importe: World Heroes est un bordel suffisamment joyeux pour faire passer pleins de bons moments aux joueurs de tous bords, et moi, avec une nostalgie assumée, ça reste mon épisode préféré.

World Heroes. Rien que le nom me donne le sourire.

World Heroes 2

Etant donné le carton du premier épisode, World Heroes 2, sorti pourtant moins d'un an après, a bénéficié d'un gros investissement de la part de son développeur: 6 personnages jouables en plus, des décors et musiques renouvelés, un nouveau boss et un mode Deathmatch revisité - on en a rarement vu autant d'un coup.

Le Deathmatch dans WH2: de nouveaux obstacles, et la possibilité de se relever en bourrinant la manette.

En plus de ça, le gameplay a été amélioré; le jeu est un peu plus rapide, la prise a disparu du bouton C (elle laisse sa place à une provocation), et quelques idées simples viennent rendre les parties encore plus endiablées: la contre-prise, les auto-combos, et surtout la parade du dernier moment qui permet de renvoyer (en boucle, façon ping-pong!) un projectile à l'envoyeur. Cet épisode-là fait définitivement partie des classiques de la jeunesse dorée de la Neo, aux côtés des Art of Fighting et Fatal Fury 2.

World Heroes 2: pour beaucoup -mais pas moi- le meilleur.

World Heroes 2 Jet

Dans une série qui ne fait déjà pas l'unanimité, voilà un volet aussi controversé qu'une énième mise à jour de Street Fighter II. Ce "2 Jet" a bien apporté son petit lot de nouveautés: vitesse accrue (avec l'ajout -à peu de frais, en termes d'animation- de dash et backdash), 2 personnages supplémentaires, et surtout une palette de coups normaux et spéciaux revue et enrichie. Malheureusement, le mode Deathmatch tant apprécié a été abandonné on ne sait pourquoi, et les petits changements qui s'y substituent en solo (affrontement d'un adversaire différent par round) et en versus (un choix de profils attaque / défense / vitesse) ne le font pas oublier.

Le principal mode solo vous fait affronter un trio d'ennemis introduit comme dans une arène de catch.

Personnellement ce que je regrette le plus, c'est que les musiques propres à chaque niveau ont cédé la place à une seule et unique musique en versus. Elle est assez médiocre, mais surtout devient répétitive à crever pendant les longues sessions de jeu.
Vraiment dommage, car les différents ajustements sont très sympas et renouvellent un peu un jeu sinon toujours aussi amusant à jouer.

Si on aime les autres, pas de raison de ne pas aimer celui-là.

World Heroes Perfect

1995, c'était le grand chambardement: pour répondre à l'assaut de la 3D en salle comme à la maison, les éditeurs qui n'avaient pas investi dans ce genre de hardware tentaient de pousser leur 2D à un niveau supérieur. Et, on s'en rend sans doute un peu mieux compte avec le recul, mais en termes de production graphique, l'investissement de Capcom et SNK pour rafraîchir Street Fighter, Fatal Fury et Samurai Spirits a été considérable.

Les décors sont nouveaux (et très sympas), les ziques aussi (et très convenables), mais les bonhommes on les reconnait bien!

Alpha Denshi (devenu ADK) n'avait très probablement pas les moyens de revenir à la planche à dessin, et c'est l'équipe de développement interne habituelle qui a assuré la majeure partie de ce dernier épisode de la série, World Heroes Perfect, avec pour base les mêmes sprites que pour les 3 autres épisodes. Visuellement, donc, ce dernier volet ne tranche pas beaucoup avec les précédents: certains personnages sont retouchés et recolorés, des coups et des animations ajoutés, les visages suivent les adversaires du regard, mais il n'y a pas de frames d'animations intermédiaires pour la détailler, ni même de nouveau personnage (hormis un caché). A part quelques détails de présentation (comme les portraits animés des personnages), rien ne donne franchement l'impression d'avoir franchi un cap générationnel.
Quant au gameplay, seul le passage de 2 à 4 boutons (+2 par pressions simultanées, comme dans Samurai Spirits) semble changer et rompre avec le système habituel. On remarque ensuite la présence d'une jauge de puissance, ainsi que de Desperation Moves, et on se dit qu'ADK a un sacré train de retard, puisque ça fait une paire d'années déjà que ce genre de choses a cours sur les grosses séries du genre.

Le cultissime "Secret Garden" de Rasputin. Même le coeur qui flotte au dessus du tapis de roses est obscène!

Et c'est pourtant quasiment tout l'inverse: derrière les apparences trompeuses de sprites vieillots et d'un moteur de combat archi-classique, World Heroes Perfect est une véritable boîte à idées! Un peu comme Fatal Fury 3 la même année... Sauf que les idées qu'ADK a entassées dans son jeu, elles, sont simplement et efficacement exécutées!
En ne découvrant que récemment ce dernier épisode, je craignais qu'à s'inviter dans une catégorie qui n'est pas la sienne, World Heroes Perfect ne perde son identité de jeu pour rire sans gagner ses galons au milieu des poids lourds du versus compétitif... Eh bien pas du tout: non seulement le jeu est précis, technique et endiablé mais, sans être aussi facile d'accès que les autres, il l'est tout de même suffisamment pour qu'un gros sac assumé du versus y trouve son compte.

Un vrai super jeu!

Pour en apprendre davantage sur ce dernier opus, je vous conseille la lecture de cet excellent article sur Shoryuken.com, qui est en plus illustré de videos de tournois. Voyez également la rubrique de leur wiki consacrée au jeu, et la FAQ de Gamefaqs.

S'il faut choisir...

World Heroes 1 reste un excellent jeu, et un casual fighter avant l'heure. C'est le choix de la nostalgie, de la simplicité... et de la logique pour qui envisage de (re)découvrir la série sans rien se gâcher.
World Heroes 2 est l'apogée de la saga: le jeu reste simple et abordable (hormis la difficulté en mode 1 joueur, qui est assez pénible) mais s'est enrichi de la plupart des personnages qui ont fait son succès. Vous n'en voulez qu'un sans vous ruiner? C'est celui-là qu'il vous faut.
World Heroes 2 Jet est souvent mal aimé, mais il satisfera celui qui cherche l'épisode le plus riche au sein du gameplay classique de la série.
World Heroes Perfect, c'est le dernier volet, et celui qui a l'air le plus redondant et à côté de la plaque au premier abord, mais qui révèle une variété, une profondeur et un agrément de jeu inattendus et s'avère "objectivement" le "meilleur".


Je vous cache pas que moi, je n'ai pas choisi.

Tous ont leur charme propre, tous ont leurs adeptes. Viva ADK!